Le projet Eco_Génomique a eu pour objectif d’identifier les intérêts techniques et économiques de l’utilisation des tests génomiques dans les élevages allaitants, sur la voie femelle.

Une majorité des éleveurs trie leurs génisses de renouvellement dès le sevrage, principalement sur la morphologie. La génomique offre aujourd’hui la possibilité d’avoir des informations génétiques plus complètes et plus précoces sur des caractères à forts impacts économiques. Comment utiliser cette technologie en pleine évolution et quels gains pour les éleveurs ?

Un bénéfice caché et un investissement à raisonner.
L’utilisation des tests génomiques a été modélisée sur un système naisseur de 100 vêlages. Ceci a nécessité de simuler le progrès génétique à 10 ans selon différents taux de renouvellement (26 et 31 %) avec ou non recours aux tests génomiques pour trier les génisses. Les paramètres améliorés sont la mortalité des veaux et la diminution du nombre de jour de complémentation des broutards grâce à la production laitière des mères.
Avec les hypothèses retenues et avec un taux de renouvellement de 26 %, l’usage des tests permet une accélération du progrès génétique de 7 % par rapport à un tri habituel. Par contre avec un taux de renouvellement de 31 %, le progrès génétique est inférieur à 2 %. Plus le taux de renouvellement augmente, plus la pression de sélection baisse et donc moins les tests génomiques pour trier les génisses sont utiles. Par contre, ces tests restent pertinents pour optimiser les accouplements.
A ce jour, le retour sur investissement d’une utilisation sur l’ensemble des génisses à trier se révèle lourde et ce même à 10 ans d’échéance. Ces modélisations ne prennent pas en compte la gestion des gènes particuliers (anomalies génétiques et gènes d’intérêts).

Génotyper les taureaux de monte naturelle est en revanche primordial !
Dans un élevage allaitant, une vache produit en moyenne de 3 à 4 veaux dans sa carrière alors qu’un taureau produit en moyenne 50 descendants. Génotyper les taureaux de monte naturelle est donc indispensable. Cela permet à partir d’un même prélèvement d’avoir :
• l’identification ADN obligatoire lorsqu’un élevage adhère à la certification de parenté bovine et éventuellement la vérification de compatibilité génétique,
• l’évaluation génétique complète de l’animal avec l’aptitude au vêlage et le potentiel laitier qu’il n’est pas possible de voir à l’oeil,
• des informations génétiques complètes avant la mise à la saillie du taureau afin de raisonner son utilisation dans son troupeau,
• de savoir si le taureau est porteur de gènes d’intérêts ou d’anomalies génétiques qu’il pourra transmettre à sa descendance,
• un investissement très limité qui représente de 2 à 3 €/descendant né.

L'ensemble des documents produits sont téléchargeables ci-dessous:
- synthèse du programme Eco_Génomique
- témoignages d'éleveurs.

Espace adhérents

AGENDA

Vendredi 22 mars 2019 : Vente mâles reproducteurs station Charolaise à Bressuire

Mardi 26 mars 2019 : Vente mâles reproducteurs station Parthenaise à Melle

Jeudi 28 mars 2019 : Assemblée Générale de BCSVC à partir de 10h

Vendredi 4 avril 2019 : Vente mâles reproducteurs station Blonde d'aquitaine à Doux

Site national Bovins Croissance

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